Mon cher petit lion,

J'ai été un peu occupé aujourd'hui. Mon cher petit frère (enfin logiquement cousin mais je le vois plus comme un frère) est revenu de métropole aujourd'hui. Je suis heureuse d'enfin le retrouver. Il est pour moi comme un pillier. C'est sur logiquement ça devrait être l'inverse car c'est moi la plus agée, mais un pilier pour moi c'est quelqu'un sur qui tu peut compter; Et on est des piliers chacun à son tour. Bref, ceci n'a que peu d'importance. Comme j'avais promis à ma grand mère on est allé sur sa tombe. Je tenais à ce que ça soit moi qu'il l'amène là bas. Il a pleuré et n'a pas osé regarder la tombe de mémé. J'ai essayé de le réconforter, mais il avait simplement besoin de pleurer. On a perdu notre pilier à tous cette année, mais la famille tient toujours. Le dimanche on a nos repas qui perdurent. Demain je réunis tous les cousins ( ma cousine, mon cousin et mes deux filleuls) pour une journée et une soirée tous ensembles. Cela sera le dernier moment rien qu'à nous avant longtemps...

En passant, j'ai révé de toi hier soir... J'ai révé que j'osais enfin t'appeller et que tu m'avais répondu. Les choses avaient l'air si simples si fluides, comme si on ne s'était jamais quitté. Tu as même souris ce qui a enflammé mon coeur. Je l'ai senti battre à nouveau. Mais ce n'était d'un rêve... certe doux mais totalement illusoire. Pourquoi j'ai pas essayé d'appeller? J'aurais pu regonflé par ce rêve si doux, mais je manque toujours autant de courage et j'ai peur de ne plus avoir rien à quoi me raccrocher... On peut dire que comme cela je fuies la réalité, mais qu'est ce que la réalité en vrai? Ma réalité à moi c'est ce que je ressens, ce que je crois. Je pense à toi jours et nuit et je dois dire que depuis que je t'écris ici je ne vais ni mieux ni mal mais au moins je pose des mots sur ce que je ressens. J'ai encore tellement de choses à dire avant de me sentir vidée. Plus les jours passe et plus j'ai envie de te dire de choses, mais si je sais qu'en réalité à toi je ne dis rien...  Et quand je relis ce que je t'écris je me trouve bien enfantin, mais n'est pas la ce qui définit un enfant : croire que tout est possible...

Ce n'est pas la première fois que je rêves de toi depuis qu'on ne se parle plus. Avant de commencer à t'écrire une semaine avant, j'ai rêvé de toi. Quand je rêve de toi inconsciemment (ce qui est très rare) je ne vois que des bouts de toi. La plus par du temps ceux sont tes yeux que je vois dans mes rêves ou ta bouche qui sourit. Le rêve que j'ai fait la semaine qui précédée celle ou j'ai commencé à écrire était bien différent des autres. J'étais derrière une grille en haut d'un chemin. Tu étais en contre bas, tu discutais avec quelqu'un. Je t'ai vu la un peu pressée, coiffée d'une demi-queue et avec une expression pensive sur le visage. Je t'ai vu toute entière de la tête aux pieds. J'avais envie de crier, de te dire que je suis là, mais je n'ai rien fait, je t'ai observé. J'étais tellement heureuse de te voir que je me suis tue et j'ai profiter de cet instant... Quand je me suis réveillée j'étais un peu déboussolée et toujours ailleurs. Ce rêve m'a travaillé tout la journée car je n'avais jamais rêvé de toi comme ça.. Cela m'a tellement perturbé qu'une semaine après je ne pouvais que t'écrire. Ce rêve m'a tellement obsédé, tourmenté que je ne pouvais qu'écrire pour me décharger...

Je ne sais pas d'où venait ce rêve ni pourquoi je l'ai fait, ni se qu'il signifiait. Tout ce que je sais c'est qu'il m'a fait repensé à toi encore plus que d'habitude. Avant lui je pouvais plus ou moins avec des efforts, te ranger dans une case, un coin de mon esprit, mais après lui ce n'était plus possible. Je me suis sentie si mal et sans aucune véritable raison. Le lundi (15 juillet celui de la semaine où j'ai commencé à écrire) je me suis retrouvée à pleurer à chaudes larmes sans pouvoir m'arrêter et sans savoir pourquoi... J'avais beau me retenir je n'y arrivée pas... C'est pourquoi ce jour la j'ai craqué et je t'ai appelé. Je suis tombée sur ta messagerie. Pour n'importe qui ça aurait été très frustrant mais pour moi l'entendre avait été rassurant. Tu n'avais pas changé de numéro comme tu avais menacé de le faire.. Plus tard dans la journée j'ai essayé ton autre numéro. J'ai entendu sonné mais je n'ai pas eu le courage d'attendre pour voir si tu décrocherais ou pas... Et le lendemain j'ai réesayé, quelqu'un a décroché. J'ai juste entendu un "allo" et j'ai raccroché. J'étais pétrifié par la peur et je ne savais pas quoi dire, je n'étais pas encore prête.. Tu ne sais même pas que c'est moi qui t'ai appelé en caché.. Alala, plus froussarde que moi y a pas. Je pense qu'on pourrait me décerner une palme d'or pour mon ridicule... Mais j'assume j'assume, l'amour rend ridicule aux yeux de ceux qui oublient ou ne s'avent as ce que c'est que d'être amoureux!

Parfois emportée dans mes pensées mon coeur se met à rêver encore et encore pour ne pas se sentir mort. Pour la plus par des gens il est dans le tort. Celui de rêver ce qui ne sera jamais. Et pourtant dans mon coeur pousse une fleur, bercée par le chant de mon amour, arrosée de mes larmes mais ensoleillé par l'espoir. Ce petit bout d'ange n'est pas né jardinier et pourtant il prend soin de cette fleur en révant de ce jour où il te l'offrira. Et si ce jour n'existe pas la fleur fanera, mais dans une autre vie refleurira encore et encore. Au pays des rêves tout est possible...

A bientôt mon petit lion