Mon très cher petit lion,

Ce blog je l'ai créé deux jours après notre dernière discussion et pourtant je n'ai pas écrit une ligne dessus depuis... Pourquoi? Et surtout pourquoi écrire maintenant après plus de trois mois... Je n'ai pas vraiment d'explications... Ou plutôt j'en ai plein et toutes avec des arguments solides.. Sachant qu'à plusieurs reprises je me suis mise devant cette page blanche pour écrire et que je n'ai rien fait. Je sais cela semble bien paradoxal pour moi qui aime tant écrire... Je n'avais pas les mots, juste des maux... Mais je ne savais pas non plus vraiment quoi écrire. Quoi que j'ai a dire, tu ne liras certainement jamais ses mots. Alors par lâcheté sans doute je n'ai pas écrit. J'ai remis toujours et encore à demain, pensant bien stupidement que les bons mots me viendraient. Et oui les bons mots ce que j'aimerais te dire pour toucher ton coeur et te faire revenir au près de moi...

Mais je pense qu'il n'y en a pas, car quoi que je dise ou quoi que je fasse tu n'as jamais cru en moi, en ce que je suis  et ce que je peux faire. Je ne te jette pas la pierre bien au contraire car j'ai compris ce qu'étais la peur. C'est bien elle qui m'a paralysé à chaque fois que j'ai voulu t'écrire.. Quelle peur me diras-tu? Il y en a tellement, mais la plus importante est certainement celle de te perdre à nouveau. Car en effet, tant que je ne couche pas mes pensées sur papier, c'est comme si tu étais encore là dans toutes mes pensées. Ces dernières se bousculent dans ma tête et mon coeur se serre et s'arrêt à chaque fois que tu traverse mon esprit. Bien égoïstement c'est ma seule façon d'être encore un peu avec toi, car à moi il ne reste que les souvenirs...

Mais si je n'ai pas écrit c'est aussi parce que toutes ces pensées, tous ces souvenirs m'emportement dans un tourbillon sans fin. Telles des vagues d'une mer déchainée qui m'emportent au loin dans l'océan de sentiments ou je me noie broyée par le remou de ces vagues d'images et de sensations qui me reviennent en mémoire. Chaque jour depuis ce fameux jour du 8 avril 2013, je n'ai de cesse de penser à toi et à tout cela. Et à chaque fois, les larmes me viennent sans trop savoir ni pourquoi ni comment les arrêter... Pafois cela me prend sans que je m'y attende. J'ai le coeur qui se sert, mon souffle qui se coupe et une douleur qui me brûle de l'intérieur. Et la une pensée me traverse comme un fantôme qui me glace le sang et pourtant consume mon âme qui s'éteint un peu plus à chaque fois...

J'ai bien essayé de me faire à l'idée, de t'oublier... J'ai essayé de passer à autre chose. J'ai empreinté toutes sortes de chemins pour t'oublier, pour ne plus penser à tout ça, fermer le livre et le ranger. Je suis allée sur des chemins où je me suis perdue, enfoncée dans la noirceur de mes ténèbres.. Tout ce que je voulais c'est remplacé la douleur de ton absence par une douleur encore plus forte. Pour cela le petit ange que j'étais a brûlé ses ailes, s'est abîmé, consumé, et peu à peu à disparue. Mes ténèbres étaient mon réconfort. Dans le noir, la lumière me faisait moins peur. Je ne voulait plus espérer, l'espoir étant une flamme qui brûle dans un coeur amoureux. Mes larmes qui ont inondé mon coeur n'ont pas su éteindre cette flamme. Le petit bout d'ange qui reste de moi s'est emmuré dans une forteresse à l'abris de tout. C'est lui qui veille sur cette flamme jour et nuit. Il attend que le temps fasse son oeuvre soit qu'elle s'éteigne soit que de cette lueur reparte un feu qui embrase mon âme et lui redonne vie...

C'est bien le roi des imbécile ce petit ange qui n'en ai plus vraiment un sans ses ailes et vu comment il est abîmé en dirait plus un petit poulet déplumé. Ces pourquoi mes ténèbres ont prit un malin plaisir à le torturer... Ne dit tout pas que l'espoir fait vivre... les imbéciles... Et c'est ce tout petit bout de moi qui aujourd'hui écrit. Car il ne veut pas disparaître, il ne veut plus souffrir (c'est qu'il se rebelle!). Alors je lui laisse cette espace car bien malgré moi, c'est une partie de moi que je n'ai pas envie de voir disparaître, auquel je ne suis pas prête à renoncer.. Et pour ça en ce moment il a besoin de te dire des choses même si au fond il le sait que tu ne le liras jamais. Et c'est certainement pour cela quand écrivant mes larmes coulent sur mes joues, mais mon sourire lui est toujours là sans trop savoir pourquoi...

Tu as choisit de m'exclure de ta vie et mon coeur lui n'arrive pas à renoncer... Je respecterais ton choix de ne pas vouloir de moi même si je ne le comprend pas et que je ne l'accepte pas. Et moi par le biais de mes écrits je décide de commencer certainement ce que l'on appelle une thérapie pour me guérir de toi... Je ne sais pas si j'écrirais longtemps ou même si je réécrirais après cela. Mais je ne veux plus vivre dans la peur et pour cela il faut que je fasse face...